Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 23:06

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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 23:20

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Des rires enfantins diurnes, une solitude nocture au chant des cigales. Je prépare du thé, fait cohabiter Bon Iver avec les chaudes nuits humides, j'allume une cigarette. Alors le chat ronronnant se pose sur mes genoux et je me mets à écrire ces lignes. Du temps pour soi, du temps pour penser à soi et aux autres, pas de télévision, tout juste quelques radios sérieuses de temps en temps. Tout est beauté et paix de l'esprit, je suis apaisé. Les lignes se meuvent dans la pièce lumière tamisée et dans ma tête. La musique éclaire les mots, les pensées vagabondes. Les pensées vagabondent, je suis clair. Je suis lumineux, je vois tout car les étoiles éclipsent les lampadaires, l'avenir est brillant, humble, calme, éphémère, rebondissant lentement. Des amitiés qui se projettent colorées au plafond, les êtres deviennent lumière, infrarouge qui réchauffe mon coeur ; les résignations disparaissent, deviennent résolutions posées. Je suis conciliant. Vivre de révolte, disais-je. Et de sérénité. Le mot juste serait contraste, si tant est que la notion de contraste me permette d'utiliser le mot "juste". Vivre de débats. Une dernière cigarette, un lit sans couette car il fait bon. Il fait bon il fait bon vivre. Et je poursuivrai demain.

 

Et demain le soleil chaud, les gestes lents, les rires exacerbés par la température, les pleurs aussi, c'est un pays où l'on vit fort. Est-ce car je suis ici, ou est-ce car je ne suis pas chez moi, mais j'ouvre les yeux, comme si c'était la première fois. Et pas seulement. Mes oreilles, mes papilles, mes narines, ma peau. Mon derme explose chaque voxel cérébral, aérien, de phéromones. Luminescentes.

 

Enfin la mer, la Mer. Fascination bleutée, on pourrait y voir un être, multiple unifié, démultiplié à l'infini, respiration halletante qui vous accompagne sans cesse. Un pays infini ou le temps n'est plus le temps, ou le temps est vent, soleil, caresses et violents ébats. Sur la Mer le temps se dilate et disparait, les livres prennent sa place avec le sel l'iode de l'eau. Voguer avec pour seul bruit la coque qui fend l'eau et le ballet des dauphins. Voguer dans le seul but de voguer et d'assassiner le temps assassin. Humble.

 




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Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 23:15

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Que reste-t-il de nos amours ?

 

   Mais peu, peu pour moi. Pourrai-je un jour éprouver cette nostalgie ? La nostalgie du rien n'existe pas. Et il n'y a rien, jamais ; mais dans ma tête ! Dans ma tête, hélas, tellement d'aventures, dans ma tête, hélas, se concentre l'ensemble de mes péripéties... Je m'amourache de l'impossible, attaque l'inattaquable. Je pleure et ris de mes faits intérieurs. Peut-être suis-je fait pour autre chose, peut-être suis-je simplement différent. Peut-être suis-je né ailleurs. Peut-être pas. Mes cigarettes se consument lentement, consumment rapidement mon estomac, dans l'attente, sans fin, de quelque chose qui n'arrivera jamais. J'attends sans cesse l'aurore, soleil mental éblouissant la Lune, merveille de simplicité, de tendresse, d'amour, rayon pur d'air frais au milieu de la nuit. Lever les yeux.


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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 00:42

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   Tout fantasme est-il analysable ? Parce que mes fantasmes remplissent chaque recoins de mon inextricable cerveau, du meurtre de vache à cloche aux plus folles parties de jambes en l'air. Et alors ? Je suis un homme à fantasme, je ne fais pas grand chose mais j'y pense, ça oui, j'y pense. Et surtout Noam. Noam. Contraint, devant la réalité de la chose, de vivre par procuration, au travers d'un personnage fabriqué, inventé, conçu pour vivre tout ce que moi je ne vis pas. Mais aimerais. C'est malsain. Ou peut-être normal.


   Je projette, me dis-je, mes désirs et frustrations réels, sur des objets qui ne le sont pas en réalité. Je fonds d'amour pour un tel parce qu'il vit telle chose qui m'attire et je crève les lèvres sèches pour celle-ci l'épouse de celui-là. Pourquoi n'est-ce pas simple ? Tout est doublé de symboles, chaque chose est en même temps la chose et l'image de la chose.

 

    Cesser un jour de rêver la vie et y plonger, enfin, avec fracas, remous, plaisir et déchirure. Y aller, se jeter. Est-ce si dur ? Il me semble ne pas être capable de vivre autre chose qu'un fantasme. Sans cesse rêveur, penseur et pas acteur, je ne vis jamais rien. Exister ou vivre ? Je suis un fantasme.

 

    Quel foutoir indéfinissable.

 

Gentillesse incarnée, un brin de naïveté qui rend les gens touchant. Tout ici est sincérité. Sincérité de l’âme qui ne cache pas ses manquements, sincérité de l’être qui assume parfaitement son imperfection. Pas bien grand, regard rieur, joueur, même ses lèvres sont gentilles. Lèvres dont je rêve depuis quelques temps déjà. Depuis cette révélation déclenchée par un je-ne-sais-quoi. Révélation est le mot, alors que depuis plusieurs années nous nous côtoyons sans que mon désir ne le prenne pour objet. Que s’est-il passé ?



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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 00:16

    Ça passe. Ça passe doucement, tranquillement, lentement. Mais ça passe. Pourquoi ? Comment ? Je refuse de croire que c'est en ayant fait l'autruche. Je refuse de croire que j'ai avancé en niant la réalité, en inventant subterfuges et mensonges pour un peu de calme et d'oubli de soi. Le calme ça aide, certes. Mais pour le calme, je préfère ces nuits cristallines et glacées qui suspendent les volutes de ma fumée. Elles apaisent les esprits, calment les passions, et peuvent aussi, à la lumière de la Lune, révéler nos démons. Calmement, sans heurt, c'est dans le noir, glacial, qu'on les apprivoise. Les nuits fraîches éclairent l'âme. Ça ne passe pas quand on se ment, quand on refuse et qu'on joue à plus malin que soi ; quand on se tend des pièges, on ne tombe pas dedans. On ne se fait pas entremetteur de soi-même. Non, on avance quand on accepte, quand on se dit que c'est violent et douloureux, mais que c'est aussi normal et peut-être même, quelque part, sain. Alors c'est vrai, quand on en est là c'est que déjà nous avons fait un pas. Quel courage!, pourrais-je me dire, pourrait-on me dire, que d'avoir fait ce pas. Mais ce pas était nécessaire, contraint, et plus de mon ressort. Il s'est fait tout seul, pas par magie mais par un sublime instinct de survie. Lié dans le dénis, j'étais voué à la mort. Et ce ne sont pas des paroles figurées. La mort psychique, sexuelle et simplement physique. Ce pas a émergé des sous-couches animale qui - Dieu merci - subsistent en moi. Je n'ai pas eu le choix, j'ai eu mal, et cela m'a sauvé. Je pourrais parfaitement continuer sur un éloge de la douleur, il en serait parfaitement sincère. Mais je stoppe là, je garde précieusement ces quelques lignes pour éclairer les prochaines nuits sombres, il y en a à venir. Affronter, et se révolter.

 

    Alors, ça passe.


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Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 00:11

   Il est des évènements qui en éclipsent d'autres. Les tristes effacent les gais, les gais effacent les tristes. Dépression et joie de vivre mènent un combat acharné. En l'occurrence, la surprise et l'espoir occultent la frustration intense qui la précédait. Comment est-ce possible ? Une cravate, un envol, et puis un seul regard qui fait tout changer, qui conjoint deux personne à changer le monde. Même si vous volez souvent, prenez garde à bien écouter les consignes de sécurité ! Pense-tu ! Me mettre face à un tel hasard, impossible mais réalisé, et il faut que j'écoute les consignes de sécurité ?!

   Où tout cela va-t-il me mener ? Aucune idée, faisons confiance sans attentes au destin, qui à déjà formidablement joué de son pouvoir.

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Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 19:41

   Écrire pour soulager, panser les blessures, s'élever, se dépasser, se détacher. Qu'est-ce qu'une vie ? En ce moment c'est la mienne, petit identique pathétique. Je fume des clopes et crache mes poumons, fait confiance à mon talent pour une tâche où il n'en est pas question, tente de me décoler d'un être, passer de horde à horion dans le Robert Plus.


   Parfois je me ments à moi même. Qui ne se ment pas ? Mais ça n'est pas important, ce qui est important c'est le moment juste après, quand on réalise le mensonge, quand on se voit dedans. Comme notre ombre invisible, qu'on projette sur une cathédrale et qui se retrouve figée par les actes et les paroles. La projection était inconsciente, donc objective. Regarder l'ombre c'est se regarder soi, minimiser le biais. Alors je me ments, mais je me regarde, aussi. L'important n'est pas de trouver la vérité, c'est de sentir sa vérité.


   La vérité c'est un doute constant, la vérité n'est pas certaine, unique, elle est floue, mouvante, complexe et ramifiée. Pour l'heure j'estime ne pas avoir à la chercher, elle doit m'apparaitre sans réflexion, la vérité est une sensation. La véritée est animale. La vérité n'est pas humaine, pas encore. Mais elle existe, dans l'inconscience, dans les mensonges individuels de nous animaux. Contrairement à ce que pensent beaucoup, elle est une poésie de l'univers, une espèce de stimulus interne ; dans les lapsus, l'étymologie, les fractales, dans les couleurs d'automne, les regards d'où s'échappe l'irrationnel, dans les robes à fleur. Le sage ne sait pas tout, il doute en permanence. La vérité c'est dire je t'aime quand on le sent, pas quand on le sait.

 

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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 21:26

img nosfell 2 xxxxxxxx Les probabilités. Les proba, les calculs, les abstractions, les applications, de modèles au réel. Aux réels. Eh bien c'est accablant. Les soirs sans Lune me ramènent sans cesse à ces pages dans mon cahier de mathématiques. Ces pages abjectes, dans lesquelles chaque quotient est bien plus proche de zéro, que de l'unité. La nullité obsède mon âme, s'accapare mon esprit, sans me laisser une seule pensée de répit. Que faire, alors ? Se résigner. Se mentir. Se flageller. Et souffrir. Alors quoi ? Se dire, se rabâcher encore et encore, que les portes sont plusieurs, qu'une a le rouge de la passion amoureuse, mais que d'autres ont le bleu des voyages nautiques, le jaune de l'amitié absolue. Le vert des forêts vierges, des visages inconnus. Alors se convaincre, se laisser persuader, que si une porte reste close, probabilités obligeant, il suffit de bifurquer, d'emprunter cette infinité de passages ouverts à vous. Choisir sans regretter. Cesser enfin de subir ces manques absurdes, puisque l'étoile jamais n'a lui dans mon ciel. Déménager, changer de ciel.

 

xx

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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 21:56

  http://www.gaybuzz.fr/wp-content/gallery/chad-white-Ruven-Afanador/chad-white-Ruven-Afanador-1.jpg

 

xxxx « Rien que son odeur, ça suffisait. L'odeur.. d'une saison encore à inventer ; sur un continent encore à découvrir, mais que je pouvais sentir du large à des kilomètres de la cote. Elle rêvait un paysage avec son cou, parfait, tendu vers moi. Et moi, j'imaginais que mes lèvres se posaient ici, comme on plante un drapeau ; le drapeau de... de ma libération. Être là, dans la chaleur de son corps, un court, un très court instant. Tout était parfait. »

 

 

Ben X.

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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 19:12

xxxxx« Quand arrivait la nuit, route de campagne empruntée sur la foi de l'inspiration, trouvé un espace plane, machine garée un peu à l'écart, aménagement sommaire, je m'étendais : mains derrière la tête, fatigue et ivresse confondues de la liberté profuse, détachée, insoucieuse je m'abreuvais aux sources même du temps - c'était la forme vitale du bonheur. Je sentais selon les endroits la menthe froissée, les feuillages acides des châtaigniers, l'odeur sèche, piquante des pins brûlés par le soleil, l'herbe fanée. Parfois, si j'était proche d'une habitation, la terre mouillée exhalait son parfum fade, si reconnaissable. Chaque nuit tendait, semblable, sa toile d'azur noir échantillonnée d'étoiles. La pression de l'air endurée pendant des heures, la conduite attentive - tant de pièges - terrassaient de fatigue. Je m'endormais d'un coup malgré le sol dur, exaltée, et toujours un vers, un bout de phrase surgi seul, venu se présenter sans du tout avoir été convoqué par la mémoire, me tenait compagnie, viatique nocturne inépuisable et secret. »

 

 

 

 

 

 

 

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